
C’est un excellent moyen de découvrir la vie en communauté en participant au travail quotidien du centre : cuisine, jardinage, nettoyage, bricolage, etc.
En échange, l’hébergement en dortoir (4 ou 6 lits) et les repas sont offerts ; ainsi que le cours de méditation du mercredi soir en dehors des vacances scolaires (voir le calendrier) et les séances de retraite guidée du soir (voir l'agenda des retraites thématiques).
Vous pourrez travailler et échanger avec des pratiquants spirituels qui s'entrainent à unir la méditation et la vie quotidienne.
Si vous souhaitez davantage d'informations ou pour faire une demande de séjours d'entraide merci d'envoyer un email à : info@kadampafrance.org
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Dans la famille Rideau, c'est le fils, Emmanuel, qui a lancé le mouvement. Résident au Centre de Méditation Kadampa France depuis 2009, Emmanuel a donné l'envie à ses deux parents de goûter au bouddhisme. Au point que Joël, le père d'Emmanuel, vient régulièrement aider au chantier de restauration du Centre de Méditation Kadampa.
Quand je ne viens pas pendant un moment, je ressens comme un manque. La famille des bouddhistes constitue une famille à part. Tout le monde ici est accueillant. Tout le monde respecte tout le monde. C'est une qualité que j'apprécie beaucoup. Cela me donne envie d'aider et de donner de moi-même pour qu'un tel lieu puisse continuer à vivre. Il y a vraiment une atmosphère particulière dans ce château.
Je ne viens pas forcément ici dans un but spirituel, j'aime beaucoup travailler de mes mains. Néanmoins quand je travaille ici, c'est un peu comme une retraite. Cela me permet de réfléchir sur la vie et sur le sens que je peux y donner. Je ne peux pas le faire ailleurs car je me sens trop perturbé par l'agitation extérieure. Ici, je retrouve une paix que je ne ressens nulle part ailleurs. Le fait de prendre du recul avec ma vie quotidienne m'a permis de voir autrement mes proches. Quand on est perturbé, on a tendance à se focaliser sur les mauvais côtés, les aspects négatifs. Ces séjours m'ont permis de les aborder de manière beaucoup plus positive.
Non, pas vraiment. D'autant qu'Emmanuel semble trouver son épanouissement ici. Les inquiétudes, je les avais plutôt lors de sa découverte du bouddhisme il y a 7 ou 8 ans. Il prenait tous les enseignements sans exercer son discernement, affirmant tout ce qui venait du bouddhisme comme une vérité absolue. Cela ressemblait à du sectarisme et m'interrogeait. Cela faisait écho à ce qui me déplaisait dans la religion catholique à laquelle j'avais été initié dans mon enfance. Le dogmatisme, voire l'intolérance me rebutent. Mais mes peurs ont disparu quand j'ai commencé moi-même à suivre des enseignements bouddhistes. J'y ai ressenti beaucoup d'ouverture. Rien n'est obligatoire, rien ne semble figé. Et Emmanuel de son côté a beaucoup évolué.
Faire un petit tour du monde des centres bouddhistes kadampa, tel est l'objectif de Rémi, 18 ans. Actuellement en séjour d'entraide au Centre de Méditation Kadampa France, il se prépare à partir en Australie.
Ma mère est bouddhiste, elle suit des enseignements au CMK. J'étais venu quelques fois avec elle, par curiosité. J'étais intrigué. J'ai toujours été attiré par les sages. Mais je n'avais pas envie de suivre des enseignements. Mon orgueil résistait : "On ne va pas m'apprendre la vie quand-même." Ce qui m'attirait, c'est l'harmonie qu'il y a ici. Il y a quelque chose de puissant. Bien sûr, tout n'est pas rose dans les centres bouddhistes. Mais tout le monde fait des efforts, tout le monde est conscient que le but est de travailler sur son esprit. Je trouve ça d'ailleurs très courageux de faire face à son esprit.
Alors après, pourquoi ce séjour d'entraide ? C'est un concours de circonstances. Cette année, je devais faire un CAP en chocolaterie. Mais à la réunion de la rentrée, le directeur du lycée professionnel nous a annoncé que la formation n'aurait pas lieu en raison d'une mauvaise coordination entre l'académie de Versailles et les entreprises dans lesquelles nous étions censés être. Ils nous ont proposé d'autres formations mais elles ne m'intéressaient pas.
En marchant du lycée à la gare, j'étais un peu sous le choc. Mais tout de suite, j'ai pensé à ça : faire des séjours d'entraide dans différents centres bouddhistes du monde. Je me suis dit : c'est une belle porte qui s'ouvre, l'occasion de voyager, d'apprendre beaucoup de choses". J'ai appelé ma mère. En résumé, elle m'a dit "vas-y lances-toi". Elle était très heureuse de ce projet. De toute façon, quoi que je fasse, elle m'encourage. Mon père de son côté n'était pas très enchanté. Il ne connaît pas le bouddhisme, il préférait que je fasse une autre formation. Mais il ne m'a pas mis de bâtons dans les roues. Au final, il est content, ça m'a surpris. »
Viens, ça va te plaire ! J'en parle souvent d'ailleurs à mes amis. Je pense que ça plairait à n'importe qui de venir aider ici une semaine. On se sent super bien, je m'épanouis. Souvent dans les entreprises, c'est un peu chacun pour soit. On est là pour travailler, pour faire de l'argent. Alors qu'ici, Lektso, le chef de chantier, donne beaucoup d'amour. Du coup cela devient très facile d'aider à aménager les dépendances du château, très agréable. J'ai eu de ces fous rires ici, c'est dingue. Et en même temps, j'ai beaucoup appris ! Dans un deuxième temps, au fur et à mesure, on se rend compte qu'il y a un sens. En venant ici, je ne me disais pas ça. Quand on travaille dans une entreprise, on y va souvent pour gagner de l'argent, pour subvenir à ces besoins. Ici, c'est différent. Et on apprend beaucoup : aujourd'hui par exemple j'étais bûcheron, j'ai adoré. La cuisine, la peinture, on fait de tout ici.
Si tout se passe bien, je pars deux mois en Australie fin février. Je vais aller aider dans un autre Centre de Méditation Kadampa. J'ai envie de voyager et d'apprendre l'anglais. Après, j'aimerais aller au Portugal pour aider à la construction d'un temple bouddhiste kadampa. Cela me ferait vraiment plaisir d'aller là-bas. Ensuite, mon plan serait d'aller à Mandjoushri en Angleterre, le cente mère de la tradition kadampa et en profiter pour assister au festival bouddhiste cet été. Et après ? On verra. J'aimerais continuer à voyager et découvrir le monde !
Enseignant du centre Lamrim à Lyon, Kelsang Djamyang est venu au CMK la semaine dernière afin d'apporter sa contribution à la restauration du Castelet, l'une des dépendances du centre qui propose des chambres individuelles.
Je trouve que le chantier est plus difficile maintenant parce que le centre est ouvert et fonctionne. Il est très beau et très accueillant, alors on ne se rend pas compte de tout ce qu'il reste à faire. De ce fait, le chantier n'est plus aussi fédérateur ; avant, c'était urgent, il fallait faire les travaux sinon il n'y avait pas de salle de méditation, du coup de nombreuses personnes sont venues de toute la France et de nombreuses fois. Maintenant, il n'y a plus que 2 ou 3 personnes pour les travaux, et l'aide ponctuelle est moins forte. J'espère qu'il y aura à nouveau de grands rassemblements de volontaires de tous les centres français pour travailler au château, c'est vraiment une ambiance spéciale et c'est profitable à tant de gens.
Quand j'ai commencé à pratiquer, j'ai tout de suite admiré les personnes qui s'engageaient dans le fonctionnement de leur centre bouddhiste et j'ai très tôt éprouvé le désir d'en faire autant. Ces personnes me donnaient l'impression de faire des choses incroyables telles qu'organiser des retraites, imprimer des livres, préparer des sites internet, bref passer du temps à mettre en place de bonnes conditions pour que d'autres personnes puissent recevoir des enseignements spirituels. Tout en admirant ces personnes, je ne me serais jamais cru capable d'en faire autant. Petit à petit, j'ai appris à travailler pour la communauté. Il y a tellement de travail ici, à chaque fois que je viens au CMK, ça me fait plaisir de me sentir utile.
C'est plus facile de me concentrer en étant dans un grand centre, dans lequel il y a beaucoup de prières et de méditations, mon esprit me paraît être plus cadré, sans que j'ai beaucoup d'efforts à faire. C'est aussi un peu des vacances, même s'il y a 7 heures de travail par jour, le simple fait de changer de cadre (la campagne, l'odeur des bois !), de revoir les amis ; c'est comme « tu as fait quoi pendant tes vacances ? Ben, j'ai aidé un copain à refaire sa maison, c'était super ». Pour ne rien gâcher, la table est vraiment bonne !
Le Centre de Méditation Kadampa, Jérôme Gouvary en connaît presque chaque recoin. Durant plusieurs mois, ce Breton d'origine, a participé à l'aventure de la rénovation. Une expérience intense qui lui a permis de mieux se connaître et de tisser un lien presque charnel avec le lieu. Entre travail et vie de couple au Mans, ses retours au CMK sont devenus des jalons incontournables de son emploi du temps hebdomadaire.
Les expériences vécues au cours des festivals y sont pour beaucoup. C'est comme une éclaircie dans le brouillard : l'esprit est beaucoup plus clair qu'en temps normal, on comprend vers où aller pour être plus heureux. Bien sûr, le brouillard revient vite mais on garde en tête le cap à suivre. Donc quand le projet du CMK est apparu, ça me tenait vraiment à cœur d'y participer. Même si à l'époque j'habitais à 800 km du Mans, les conditions pour venir se sont rassemblées facilement. De toute façon, si je ne l'avais pas fait, j'aurais eu la sensation de passer à côté de quelque chose. C'était une super expérience que j'ai envie de renouveler à l'avenir. Il y a de beaux projets dans les cartons : la construction d'un temple par exemple. J'espère y participer avec de nombreuses personnes.
Non, au contraire, je me sens à ma place. J'ai trouvé mon équilibre en retrouvant un travail, une vie de couple tout en continuant à aider le centre. Il y a deux ans, je suis arrivé au centre avec de fortes ambitions : je voulais prendre des responsabilités, devenir quelqu'un d'important. Mais ce n'était pas une bonne motivation. Je faisais fausse route. D'autre part, je voulais être comme ceux qui se consacrent à 100 % au CMK, comme Eupamé, Tonpa ou Stéphane. Il y a tellement d'exemples extraordinaires au centre. Désormais, j'arrive à accepter mes limites et à vivre en accord avec mes envies tout en continuant à m'impliquer dans la vie du CMK, en donnant des coups de main à droite à gauche. Il faut de tout pour faire un centre : des gens qui s'y dédient pleinement comme des gens qui viennent aider ponctuellement.
Grâce aux enseignements, j'ai pu constater que j'étais centré sur moi-même. Désormais, j'essaie de faire plus attention à l'autre, en couple comme au travail. J'ai pu aussi noter une amélioration dans la relation avec mes parents. Il y a plus de respect et moins de colère. Mais j'ai conscience que l'esprit peut changer très vite. Il ne faut pas grand chose pour repartir dans l'agitation. Donc j'apprécie tout particulièrement d'être résident au centre. L'énergie du lieu me ressource et je sens un apaisement dès que j'arrive sur le parking. Dormir au CMK trois ou quatre nuits par semaine, participer aux pratiques spirituelles contribuent à mon équilibre.
A peine arrivée dans la tradition et déjà le projet de créer un centre bouddhiste kadampa à Porto-Rico (une île des Caraïbes). Stéphanie Monserrate, 23 ans, est une jeune femme pressée. En janvier, elle débarque à Madrid dans le cadre de ses études. Quinze jours plus tard, elle s’installe dans le centre NTK (Nouvelle Tradition Kadampa) de la capitale espagnole. Cet été, la souriante caribéenne a enchaîné working-visit au CMK et festival à Mandjoushri. Avec une bonne humeur contagieuse.
Que l’on pouvait mettre tout le temps le dharma en pratique. Au CMK, c’est très facile de travailler sur son esprit. On se concentre plus facilement. Ainsi, quand j’étais sur le chantier, je prenais régulièrement un moment pour observer mon esprit. Quand j’étais bien, je pouvais empêcher l'attachement ou la colère de me perturber. Je me disais : « Comment peux-tu gaspiller du temps et de l'énergie à suivre de telles pensées, c’est stupide. Et je disais stop. C’est ici que j’ai pris le réflexe.
Tous les matins, je me rappelais pourquoi j’étais ici. Parfois c’était quand même dur de maintenir la motivation tout au long de la journée. Je me rappelais alors que les centres du dharma sont les meilleurs endroits pour vivre. Et ça me donnait du courage pour continuer. Venir en working-visit aide à penser aux autres. C’est même indispensable. Autrement, je ne vois pas comment on peut tenir plusieurs semaines. C’est la même chose pour mon esprit. C’est parfois dur de travailler sur ses défauts mais je dois persister si je veux me libérer de la souffrance et ensuite aider les autres à en faire de même. Tout cela je l’ai compris ici car il y a de bons exemples. Les gens font leur travail avec beaucoup d’amour. Même quand c’est difficile.
Oui, avant, j’avais envie de voyage, de choses très mondaines, comme construire une maison à Porto-Rico avec vue sur la plage ou ouvrir un café axé sur le partage de l’histoire. Maintenant, j’ai envie de consacrer une grande part de mon énergie à faire fleurir le dharma. Au festival cet été, j’ai rencontré l’enseignante de Porto-Rico. Pour le moment, il n’y a qu’une annexe (de New York). Mais nous avons le projet de créer un centre. Peut-être je ne vais pas atteindre l’illumination dans cette vie mais je peux contribuer à ce que d’autres le fassent. Ça, c’est magnifique. De plus, voir les gens du CMK travailler très dur pour faire grandir la NTK m’a beaucoup inspiré.
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